Huy : Deux nouvelles taxes pour compenser les nuisances industrielles

Le Conseil communal se prononcera sur des taxes relatives à l'occupation du sous-sol de la voirie et à la création de parcs à batteries industrielles.

Image générique de la façade d'un bâtiment administratif de type hôtel de ville, avec des éléments architecturaux classiques et un éclairage d'après-midi.
IA

Image générique de la façade d'un bâtiment administratif de type hôtel de ville, avec des éléments architecturaux classiques et un éclairage d'après-midi.

Face à l'augmentation de ses dépenses, la Ville de Huy se penche sur de nouvelles taxes pour compenser les nuisances générées par les activités industrielles et les infrastructures énergétiques.

La Ville de Huy est confrontée à un problème structurel d'augmentation des dépenses plus rapide que celle des recettes. Pour assurer la continuité des services publics et assumer des missions élargies, la Ville a entrepris depuis de nombreuses années de compenser ses dépenses de personnel et de fonctionnement. Par ses investissements, elle contribue également au dynamisme socio-économique du territoire. L'émergence de nouveaux métiers industriels, bien que bénéfique, doit aussi pouvoir compenser financièrement une partie des nuisances engendrées.
Ce lundi 9 novembre, le Conseil communal se prononcera sur l'adoption de deux nouveaux règlements-taxe destinés à des entreprises ciblées.
La première taxe concerne l'occupation de la voirie publique en sous-sol par des câbles, canalisations, fourreaux, fibres optiques ou tout équipement connexe à des fins commerciales et lucratives. Ces infrastructures engendrent des incidences significatives sur la tranquillité publique, la sécurité, la mobilité et la salubrité. Le taux annuel, effectif à partir du 1er janvier 2027, est fixé à 2,50 € par mètre. La recette annuelle estimée s'élève à 260.000 €. Sont exonérés la Ville de Huy, ses entités consolidées, les régies communales, les intercommunales et les gestionnaires de réseaux de gaz et d'électricité.
La seconde taxe vise la création de parcs à batteries industrielles. Ces installations énergétiques d'envergure, destinées au stockage industriel d'électricité produite à des fins lucratives, peuvent générer des contraintes territoriales, paysagères et environnementales. Le taux annuel, à partir du 1er janvier 2027, est fixé à 500 € par mégawatt (MW) installé, avec un minimum de 2.500,00 € par site. La recette estimée est de 50.000 € par an. Les équipements domestiques de stockage sont exonérés.
Information rédigée à partir de la source officielle : Ville de Huy — Actualités (04/11/2026)