Victor Julien-Laferrière et le Concerto d'Elgar avec l'OPRL

Le violoncelliste, lauréat du Concours Reine Elisabeth, partage ses affinités avec Lionel Bringuier et son attachement à l'œuvre d'Elgar.

Gros plan sur la volute et les chevilles d'un violoncelle, avec une partition musicale d'orchestre floue en arrière-plan. Éclairage doux et chaud.
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Gros plan sur la volute et les chevilles d'un violoncelle, avec une partition musicale d'orchestre floue en arrière-plan. Éclairage doux et chaud.

Le violoncelliste Victor Julien-Laferrière se produira à Liège les 12 et 13 novembre avec l'OPRL pour interpréter le Concerto d'Elgar, une œuvre qui lui est chère.

Lauréat du premier Concours Reine Elisabeth dédié au violoncelle en 2017, le violoncelliste français Victor Julien-Laferrière retrouve l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL) pour deux concerts les 12 et 13 novembre. Il interprétera le Concerto d'Elgar, une pièce qu'il décrit comme porteuse d'une « immense charge émotionnelle, tournée vers un monde ancien, un monde perdu ».
Julien-Laferrière garde un souvenir précieux de sa première collaboration avec l'OPRL en septembre 2020, malgré les contraintes sanitaires liées au Covid. L'enregistrement des concertos de Martinů et Dvořák sous la direction de Gergely Madaras fut une expérience « formidable et précieuse », grâce à l'expérience de l'orchestre dans ce domaine.
Un an plus tard, en décembre 2021, il partageait une tournée avec l'OPRL pour promouvoir le disque, notamment le concerto de Martinů, « trop rarement joué ». Il souligne le potentiel de la Salle Philharmonique, appréciée cette fois avec du public.
Pour ces prochains concerts, c'est le nouveau directeur musical de l'OPRL, Lionel Bringuier, qui dirigera l'orchestre. Julien-Laferrière a déjà collaboré avec lui, qualifiant leur première rencontre scénique en France l'an passé d'« affinité » notable. Il mentionne que Bringuier, ancien violoncelliste, apporte une approche particulière au répertoire, notamment au Concerto d'Elgar.
Le violoncelliste exprime sa fascination pour le contexte de création du concerto d'Elgar, juste après la Première Guerre mondiale. Il le voit comme une œuvre poignante, ancrée dans un héritage romantique et post-romantique, contrastant avec les créations plus modernistes de l'époque, comme celles de Schönberg ou Hindemith.
Il évoque également la relation particulière des violoncellistes à cette œuvre, souvent associée à Jacqueline du Pré et à son enregistrement dirigé par Daniel Barenboim. Pour Julien-Laferrière, le concerto représente un « compagnonnage » à travers différentes périodes de la vie.
Concernant l'association avec la Première Symphonie de Dutilleux, choisie par Bringuier, Julien-Laferrière se montre curieux, malgré l'absence de points communs évidents entre les deux compositeurs. Il garde un souvenir marquant de sa rencontre avec Henri Dutilleux et saisit chaque opportunité de jouer sa musique.
Parallèlement à sa carrière de violoncelliste, Victor Julien-Laferrière développe une activité de chef d'orchestre. Il décrit cette double activité non pas comme un équilibre, mais comme une « grande effervescence » qui fonctionne par périodes, avec de beaux projets dans les deux domaines, pratiqués quotidiennement pour garantir une approche profonde.
En tant que soliste, il apprécie de se confier à un chef qui crée un « écrin » pour son expression libre, une situation qui, selon lui, favorise une communication plus ouverte et des échanges fructueux, comme avec Lionel Bringuier.
Information rédigée à partir de la source officielle : OPRL — Orchestre Philharmonique Royal de Liège (09/10/2026)