Le cœur d'une femme, pesant en moyenne 25 % de moins que celui d'un homme, présente des cavités et vaisseaux plus petits, influençant des interventions comme la pose de stent. Pour compenser, son rythme cardiaque est généralement plus rapide.
La ménopause marque un tournant : la diminution des œstrogènes réduit la protection cardiovasculaire, favorisant un déséquilibre du cholestérol et une perte de souplesse des vaisseaux, augmentant ainsi le risque de maladies cardiaques.
Les symptômes de l'infarctus chez la femme peuvent être atypiques : fatigue extrême, nausées, essoufflement, ou douleurs à la mâchoire, au cou, au dos ou aux bras, parfois confondus avec d'autres maux.
Durant la grossesse, une douleur thoracique intense peut signaler un infarctus, potentiellement causé par une dissection spontanée d'artère coronaire. L'hypertension ou la prééclampsie révèlent aussi un risque cardiovasculaire accru, nécessitant un suivi post-accouchement.
Le tabac, facteur de risque majeur, voit son danger amplifié chez les femmes prenant certains contraceptifs hormonaux. Le diabète augmente significativement le risque d'infarctus, d'insuffisance cardiaque et d'AVC chez les femmes.
Le Centre d’Aide aux Fumeurs (CAF) de l'hôpital propose un accompagnement pour arrêter de fumer. Mieux connaître ces spécificités permet une meilleure prévention et prise en charge de la santé cardiovasculaire féminine.




